Pourquoi Obama l’emportera nécessairement mardi prochain
A seulement cinq jours de ce scrutin historique, les pronostics les plus affolants circulent. Une tendance, restée inchangée depuis le début de ce mois d’Octobre prédomine: Barack Obama mène le jeu avec une moyenne de 7 % sur l’ensemble des personnes qui se déclarent comme susceptibles d’aller voter. Néanmoins, l’élection s’opérant au suffrage universel semi-direct (les grands électeurs ont un mandat impératif et leur nombre par Etat varie selon un subtil calcul), ce chiffre n’indique pas, de manière quasi-certaine, qui sera le vainqueur final. Al Gore en sait encore quelque chose, avec cette élection de de 2000 qu’il remporta en nombre absolu de voix.
Par contre, quand on se penche sur les tendances observées Etat par Etat, particulièrement ceux qui comportent le plus grand nombre de grands électeurs comme la Californie, la Pennsylvanie, la Floride ou même l’Ohio, Obama y réalise une moyenne d’avance de 3,7% sur tout le mois d’octobre. Alors, à moins d’un événement exceptionnel, et si on s’en tient aux progrès de la statistique électorale - qui n’est toujours pas une science exacte, mais dont la marge d’erreur se situe aux alentours des 2,5% - j’avance le résultat d’équation suivant: Barack Obama remportera nécesséraiment cette élection.
Un fondamental de cette élection est l’extraordinaire ras-de-marée de l’armée de volontaires de campagne d’Obama. Le dernier week-end avant l’élection, ils vont avoir l’oreille collée au téléphone, à sonder les dernières personnes qui ne sont pas encore aller voter afin qu’elles se déplacent: cette élection sera la première à voir la participation de ceux qui votent avant le jour-j passer au tiers environ de l’électorat total.
Le coup de téléphone qu’ils passeront ne sera pas une affaire complètement aléatoire. Les volontaires d’Obama ont accès à des bases de données qui ont été constamment mis à jour tout au long de l’été par l’intermédiaire de ses centaines de bureaux de campagne, par des ordinateurs, et par le biais de myBo - petit surnom donné par les supporters à myBarackObama.com - ils ont ainsi accès aux informations sur les électeurs potentiels et sur leurs “penchants politiques”. Par exemple ils ne commettront pas l’erreur d’appeler un supporter de McCain. Les informations contenues dans la base de données et accumulés au fil du temps des précédentes campagnes électorales sont constamment mis à jour avec des informations recueillies par d’autres volontaires qui depuis un an font du porte à porte pour celles-ci ou encore par le biais d’appels téléphoniques.
Concrètement, en considérant le schéma de campagne de cette opération qui réunit par exemple dans la circonscription de new-york pas moins de 35.000 volontaires, on peut tirer la conclusion qu’aucun comté ne sera laissé de côté: Obama avait prévenu au moment où il remporta la primaire de l’Iowa: “nous irons retourner le champ de campagne bloc par bloc, comté par comté”.
On ne sait pas exactement combien de volontaires au total auront été mobilisés pour cette campagne. Certains avancent le chiffre de 5 à 6 millions de personnes qui auront tout au long de celle-ci pris sur leur temps de travail pour s’improviser militants de campagne un jour, une semaine, un moi ou plus d’ici le 4 novembre. Sans aucun doute, Barack Obama aura réalisé la plus importante campagne de l’histoire des élections présidentielles aux Etats-Unis.
Au rang de 08 raisons apportées par l’éditorialiste Eric Zorn du Chicago Tribune aujourd’hui, celle qui vient en tête est celle mentionnée: l’incroyable effort des commandos de campagne pour Obama. Il termine sa démonstration par une victoire certaine de Barack Obama:
1. Les supporters d’Obama sont les plus déterminés
Obama attire d’énormes foules partout où il va et a dynamisé le nouvel électorat jeune d’une façon qui surprendra les sondeurs se fondant sur des taux de participation modèles. Un récent sondage USA Today / Gallup observe que 74 pour cent des électeurs d’Obama se disent plus enthousiastes à l’idée de voter cette fois que lors des précédentes élections. Seulement 48 pour cent des électeurs de McCain disent la même chose.
Ces férus supporters ne regardent pas leur droit de vote de manière passive, comme un moyen d’opter pour le moindre de deux maux, mais comme une occasion passionnante d’oeuvrer pour un avenir meilleur.
2. Obama joue dans la cour des grands.
En partie parce que le sénateur Hillary Clinton lui a vivement contesté le titre lors de la première saison, Obama a la campagne la mieux organisée de tous les candidats démocrates à l’élection présidentielle de l’histoire. Sa campagne a par ailleurs opérer un usage historique de la technologie - grâce aux emails, aux textos, aux réseaux sociaux qui ont permis le contact accru entre les volontaires tout en les organisant pour battre le terrain.
3. Obama a pris la main
Obama est tellement en excédent de trésorerie qu’il est plus capable que McCain de saturer la télévision et la radio en prime-time en fin de campagne avec ses annonces. Il ne s’agit pas seulement de l’argent - dont il a été en mesure de mobiliser des masses après avoir refusé le système de financement public - mais de sa capacité de réponse rapide, avec tactique et véhémence dans l’espace d’un seul cycle d’informations.
4. McCain a perdu ses marques
Son instabilité politique ne l’aide pas alors qu’il concourt en des temps difficiles et sous la bannière d’un parti qui cherche lui aussi ses marques. S’il a commencé sa campagne avec une image bi-partisane, de franc-tireur avec l’altruisme et le sens des proportions, il la termine comme une manivelle. Sa sortie au-delà du périmètre autorisé, sur les sympathies d’Obama (ou plutôt, le caractère des sympathies d’Obama et associés) ont paru comme un effort vain pour changer de sujet au moment des questions importantes. Et maintenant que McCain s’est enfin réglé sur la politique fiscale conservatrice, sa campagne est tellement désespérée que pour la traction, elle revient aux fondamentaux- on l’assimile ainsi à un Joe McCarthy demandant à Obama s’il est socialiste, marxiste ou même communiste.
5. Sarah Palin se révèle être le “désastre de l’Alaska.”
Les historiens imputeront à McCain comme plus grande erreur de calcul sa décision de choisir la jeune gouverneur d’un Etat à faible population comme candidat à la vice-présidence. Palin et sa jeunesse, son côté conservateur tiré à quatre épingles et très croyante a certainement consolidé la base républicaine. Mais son ignorance affichée lors de ses premiers interviews télévisés au moment de son entrée dans le jeu a rebuté la plupart d’entre nous, et les sondages montrent maintenant qu’elle est un boulet pour le ticket. Le mauvais jugement dans le choix Palin a été cité par Colin Powell, plusieurs hauts-profils conservateurs, des intellectuels et des dizaines de comités de rédaction de journaux comme une raison de soutenir Obama.
6. Obama n’a pas perdu son sang-froid.
Les historiens noteront également le manuel d’instruction de la campagne d’Obama, qui s’est astreint à un ensemble cohérent, relativement simple sur le «changement», tandis que les messages de la campagne McCain se sont essayés tout le long à trouver de nouveaux thèmes. Cette stabilité a été reflétée par Obama lui-même, en particulier pendant les débats qui lui ont donné une allure bien plus présidentielle que McCain. Les gens ont plus observé un Obama calme et serein que le radical, sympathisant terroriste dépeint par la rhétorique simpliste de McCain.
7. McCain n’a pas pu parer contre l’étiquette Bush.
Peu importe combien de fois McCain s’est déclaré: “franc-tireur, indépendant”, Il n’a pas su créer suffisamment de distance par rapport à la très impopulaire présidence et proposer autre chose aux électeurs affamés d’un nouveau leadership.
8. Obama a eu de la chance
Les choses ont été relativement calme cette année sur le terrain de la sécurité nationale et internationale - les points forts de McCain. La grave crise en plaine saison de campagne - l’effondrement économique - a joué en faveur d’Obama perçu comme étant le mieux placé pour y répondre. Elle a laissé paraître McCain comme indécis et impulsif dans la tourmente d’un important challenge.
Sans jouer les pythies malchanceuses, tout en me dérobant derrière une science qui comme nous le savons n’est pas complètement exacte - tandem efficaci do manus scientae - je me propose d’oser une certitude, qui relève peut-être de la croyance, ou alors de l’intime conviction facile: Barack Obama sera le prochain président des Etats-Unis d’Amérique.

je suis parfaitement d ‘ accord avec tout ce que vous avez assez magistralement analysé dans cet article. mais je voudrai ajouter un fait : les américains se sont toujours désintéressé de la politique internationale pendant leur élections , les problèmes internes étant primordiaux . mais cette fois ci , face au sentiment de haine croissant des autres peuples face à l ‘ hégémonie impériale et sans partage des usa , plusieurs américains s’ interrogent aujourd’hui ‘ hui sur le bien-fondé de l ‘ unilatéralisme de leur pays ; face aux désir des américains de redorer leur blason et surtout d’ accroitre leur expansionnisme en Afrique et en Asie, il est plus que nécessaire de porter à la tête de” cette grande nation un nouveau personnage politique qui incarne une réelle volonté de changements dont aspirent tant d américains
Je pense qu’il ne faut pas crier victoire avant merdi 4 les gars… Je suis assez dubitatif quand au fait que tout est déjà gagner… Je pense que Obama séduit quand il s’agit de répondre dans un sondage mais est-ce gagné dans un isoloir… Je pense que l’Américain moyen est encore marqué par le Vietnam, le soutien de Shwarzeneger à Mc Cain, le rascisme… De plus Obama reste tout de même un nouveau dans la politique et dans un contexte de crise actuel, il faut certes séduire ceux qui vont en être le plus touché, mais aussi assurer au gens de savoir prendre des décisions quand il le faut…
je suis désolé de vous décevoir, pourtant je suis un pro OBAMA, mais les américains ne sont pas encore prêt à un tel changement : De mentalité, de perception de l’homme global.La majorité silencieuse risque de se reveiller au dernier moment pour inverser la tendance.
Je ne suis pas pessimiste, mais réaliste.
BUT, YES WE HAVE TO DO IT,WE CAN
Les ferrailleurs-recycleurs et les artistes-soudeurs s’intéressent aussi à Obama. Et nous, aux Ateliers de l’Eclipse, nous remercions George (eh oui !) d’avoir permis qu’un non-blanc accède à la présidence. On l’a même écrit dans les journaux…