La chronique d’Adeline… 2

Après le second débat présidentiel, la crise financière est-elle devenue la variable principale de l’issue des élections présidentielles américaines ?
À lire la presse américaine, ou encore pire, la presse européenne, la préoccupation première de tout un chacun devrait être l’actuelle crise financière mondiale. L’intensité de la crise et ses nombreux impacts connus ou encore difficilement prévisibles ne peuvent être ignorés. Parallèlement, la capacité des médias à renforcer le sentiment de désarroi de certains électeurs américains n’aide en rien à y voir plus clair. Mais si quelqu’un doit être mis en situation de force du fait de la présente conjoncture, il s’agit bien de Barack Obama. Avec une avance allant de 5 à 9 points par rapport à John Mc Cain dans les tous derniers sondages, Barack Obama jouit à présent de ce que le Figaro du 2 octobre 2008 qualifiait d’avance historique à ce stade de la campagne présidentielle.
La première réaction, qu’on la caractérise de pessimiste ou de réaliste, serait de penser qu’il y a de quoi s’inquiéter. Certes Barack Obama est décrit comme dans une position confortable, mais il est difficile d’interpréter l’impact qu’aura l’absence d’effets immédiats du plan Paulson voté par le Sénat et la Chambre des Représentants. Si Obama semble en effet mieux à même de tenir la barre du vaisseau Etats-Unis sur les questions d’économie et d’énergie propre notamment, il apparaît de plus en plus difficile d’associer John Mc Cain avec George W. Bush.
Tout d’abord, Mc Cain est connu pour avoir travaillé à plusieurs reprises main dans la main avec John Kerry, le candidat démocrate à la Maison Blanche en 2004. Il a notamment voulu introduire une proposition de loi avec ce dernier pour un plafonnement négocié de la consommation de carburant des équipementiers automobiles en février 2002- proposition ancienne ayant fait l’objet d’âpres négociations et de tractations avec les géants automobiles pour finir par être enterrée.
Durant la campagne de John Kerry en 2004, Mc Cain a joué le rôle de G.W Bush dans la préparation aux débats du candidat démocrate et l’on pourrait d’ailleurs se demander si au lieu d’y voir une opposition déjà marquée à Bush on ne pourrait pas plutôt l’interpréter comme une tentative de « saquage » déguisé de la campagne démocrate pour la Maison Blanche !
Sur une note plus sérieuse, Mc Cain ne fait pas aussi peur que l’on pourrait le penser. Même dans l’Etat du Massachusetts connu pour son vociférant libéralisme, certains étudiants ne savent toujours pas pour qui voter. Comme l’explique un étudiant en ingénierie mécanique à MIT, « J’aime bien Obama, mais Mc Cain ne me dérange pas, je sais qu’il connaît son pays et qu’il a dédié sa vie entière aux Etats-Unis (…) pour cela, je n’ai pas peur, l’un et l’autre ne sont pas Bush, c’est le principal ».
Revenons alors à l’interrogation première de cet article. Si la crise financière actuelle venait à devenir la variable première dans l’issue des élections présidentielles, alors, l’avenir de Barack Obama semble radieux. Le débat de cette nuit dans l’université de Belmont à Nashville dans le Tennessee, a selon les commentateurs de nouveau confirmé Barack Obama dans sa position confortable dans les sondages. Selon un sondage commandé par la chaine de télévision américaine CNN, 54% des américains considèrent que le Sénateur de l’Illinois a eu la main dans le débat contre 43% pour Mc Cain. 65% des sondés ont trouvé qu’Obama était davantage plaisant que Mc Cain (28% ont pensé la même chose de Mc Cain).
Sur les questions économiques et financières, un baromètre de 80 votants de l’Etat d’Ohio, connu pour être particulièrement déterminant dans les élections présidentielles – à tel point qu’aucun candidat républicain ne peut remporter l’élection sans les délégués de cet Etat – et composé d’hommes et de femmes affiliés au parti Républicain, au parti Démocrate ou étant indépendants a permis de montrer la popularité des opposants durant le débat. Tandis que les deux candidats semblent également séduire l’électorat féminin, de manière générale, Obama a reçu le plus d’approbation de la part de ce panel.
Le dernier débat de la campagne présidentielle aura lieu le 15 octobre dans l’université de Hofstra à Hempstead dans l’Etat de New York. Sur trois débats, Obama en a déjà gagné deux selon les commentateurs et analystes politiques. Les jeux sont-ils déjà joués comme le prétend Andrew Romano dans son article de Newsweek publié ce mardi 7 octobre ? Les statistiques ont une fâcheuse tendance à rassurer, mais plus les jours passent, plus l’on voit Obama non seulement devancer son adversaire, mais aussi s’ancrer dans le paysage américain comme le seul capable d’apporter le changement et la confiance. Cette confiance que Mc Cain a qualifiée lui-même lors du débat comme variable incontestable du retour à la normal des Etats-Unis, les Américains semblent maintenant l’accorder en majorité à Obama. Et ce, sur les questions économiques et financières, mais aussi en termes d’énergie propre et de couverture santé.
j’adorrrre obama I LOVE !!!
Les USA peuvent élire un noir comme président. Mais ne verrons jamais un noir, né sur le continent, assis sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Toutes les modes et tendances qui naissent sur le sol us ne sont pas exportables sur le sol européen.
les américains voit en Barack un leader noir et non un leader quii est noir !!! et c’est pour celà qu’il va réussir
les opposants de JFK le fustigait car c’était un “président qui était catholique” avant de le reconnaitre après comme “président tout simplement catholique”
en France, on rejette segolene royale à gauche parce qu’elle est se veut tout simplement socialiste et non ” un leader qui est socialiste”, et à droite inversement car on la dit “leader qui est socialiste”
c’est l’approche de l’identité par assimilation et non par singularité
régis MoDem
Voilà un sujet de rélexion que je soumets,
J’ai transmisce message à l’équipe de “Barack Obama”
que tout démocrate devrait reprendre et le clamer haut et fort !
il faut abolir la dette des pays pauvres dans la facture globale de cette crise financière qui ne représente que quelques pourcents et qui est la fruit de cette sepculation honteuse, c’est de millions de morts dont on parle, pas de millions de dollars !
régis MYL MODEM
Dear barack
one’s of speculative capitalism consequence, is the death of the “poor countries” one child deads every 5 seconds for hungry!, who can not more buy “live products” facing the rate of rice and so on,….. one’s of the solution which is well known as Brasil Lulla asked in the past but rejected is the cancellation of the the “DEBT of the POOR countries. this debt amount is far lower of the money asked to refund the banks. Some tens’ of billions compared to some hundreds or thousands of billions..
Nothing is more important than the life and it’s completly unhuman to refund the bank system to save the economy, if any, without saving the debt of the poors. it’s the time to propose to the governmental organisations UN/FMI,/G7 and so on to include this debt within the total bill of this mess. If not, crisis to the pauverty will be much critical and we’ll do not save the situation of the world because this debt is the result also of this financial enormous error done in the tens last years, then the world economy w’ll going to fail.
thanks Bracak to act on it, all the world is with you
this at we call in france the PADE proposal “Programme d’Abolition de la Dette Esclavagsite”
YOU can Do it, YES WE CAN §
Régis - MOuvement DEMocrtae MODEM frenchparty
Pourquoi McCain a déjà perdu
Lorsqu’en Janvier dernier, John McCain a miraculeusement gagné les primaires de New Hampshire et de Carline du Sud, on pouvait parfaitement sentir la logique des électeurs Républicains. En face, Romney et Huckabee paraissaient trop conservateurs, économiquement et socialement. Romney, malgré son avance sur le plan financier, ne paraissait pas avoir la profondeur d’esprit et le charisme du Sénateur de l’Arizona (talent orateur nul, discours enfantins qui sonnaient faux, etc.).
La dynamique retrouvée de la campagne McCain, donnée totalement morte durant l’été 2007, était une véritable menace pour le camp démocrate, qui s’apprêtait à entrer dans une lutte sans merci pendant de longues semaines. Les Républicains avaient à juste titre choisi le candidat le plus expérimenté, équilibré, charismatique, respectable et susceptible de franchir les barrières politiques pour réunir indépendants et démocrates.
Or selon toute vraisemblance, et à moins de 4 semaines du scrutin présidentiel, il est évident que ce miracle n’aura pas lieu et que Barack Obama sera le prochain président des Etats-Unis. Tous ces avantages dont bénéficiait McCain ont été annihilés par de mauvais choix politiques :
- Le choix catastrophique de Sarah Palin
o Ce choix devait avoir 2 buts principaux :
Rendre plus énergique le soutien de la base conservatrice du GOP (anti-avortement, pro-armes, etc.): les meetings de McCain étaient catastrophiques de lenteur, de manque d’inspiration et d’énergie et il fallait en effet faire quelque chose.
Attirer vers McCain les femmes blanches déçues par le “mauvais” traitement, voire par l’humiliation subie par Hillary Clinton durant la campagne des primaires.
o Or Il est désormais évident que le choix de Palin a été catastrophique et qu’il était motivé par des calculs politiques totalement cyniques d’un candidat dont le slogan est pourtant “Country first” !!
- L’absence totale de stratégie économique en temps de crise
o à l’heure où les mesures d’urgence pour sauver les marchés financiers et les économies occidentales requièrent plus d’Etat et plus d’interventionnisme, à l’heure où des banques-fleurons du capitalisme galopant sont nationalisées, les slogans habituels des Républicains (moins d’Etats, moins d’impôt, dérégulation) ne sont clairement pas adaptés. L’opinion recherche plus de protection et des solutions vigoureuses susceptibles de réduire l’impact économique de la crise financière. Dans ce contexte, faire campagne pour maintenir les “tax cuts” massifs de Bush, est insensé.
- La violence des attaques visant le caractère de Barack Obama
o Ayers, Rezko et Wright sont redevenus des sujets importants dans les meetings de McCain et de Palin. “Mais qui est Barack Obama ?”, se demandait samedi dernier McCain devant des militants de plus en plus violents, verbalement (une vielle dame totalement cliché qui affirmait en town hall qu’elle n’avait pas confiance en Obama parce qu’il est arabe ! Ou de cris, “go get him !”, “kill him !”, “terrorist !”, etc.).
o Ce “character assassination” a un effet négatif auprès des électeurs indépendants et des classes moyennes touchées par la crise. La maison brûle mais le directeur de campagne de McCain trouve le moyen de dire qu’il est temps de “tourner la page” de la crise économique (comme si le plan Paulson avait réglé tous les problèmes) et qu’il était temps de se concentrer sur la personnalité d’Obama.
Certains disent que Barack Obama surfe de façon opportuniste sur la vague de cette crise financière et son avance dans les sondages est directement liée à cette succession de séismes financiers. Or ils oublient que tout le programme social d’Obama tombe à pic contre les chantres de la dérégulation et qu’il a su mettre sur pied une campagne politique d’une dimension et d’une vigueur inégalées dans l’histoire électorale des Etats-Unis et du monde.
A ce sujet, lire l’excellent article du Washington Post sur l’ampleur du maillage de terrain par les militants pro-Obama (”grass-routs”). C’est cette extraordinaire force collective des militants qui portera le coup de grâce et clôturera de belle manière les deux mandats cauchemardesques de George Bush et du parti Républicain. Allez encore 3 semaine pour fêter ça !!
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/10/11/AR2008101102119.html?nav=hcmodule
http://stoplepen.blog.lemonde.fr/
http://obamafrance.blogspot.com/
Obama va perdre malgre tout le chouchoutage des Francais
Les problemes sont trop nombreux (pas blanc traditionnel, non-patriotisme, copinage avec Wright, rumeurs origines muslim etc). Les Americains moyens vont voter McCain
L’effet des medias est important, les medias liberaux tentent de promouvoir Obama et aussi quant a la crise financiere elle existe mais est simplement exageree par les medias. Ceci car les medias sont generelement liberal-biased donc pro-Obama. ils auront tout interet a manipuler le public en amplifiant la crise de wall-street a main-street pour que public croie naivement que les republicains sont tous mauvais et que Obama = sauveur
Shame to medias, NO-bama, MCCAIN-PALIN 2008
Je suis aux USA je sais de quoi je parle
Pour répondre à Roger,
Rien, n’est joué et la surprise est toujours possible. En ce qui concerne McCain : Ce candidat n’a que ses exploits de guerre comme argument de campagne. C’est triste et c’est surtout inquiétant pour la suite. Avec lui, les jeunes américains devront se comporter en héros de guerre sur tous les champs de bataille de la planète comme si le drame du grand désastre de l’interventionnisme en Irak n’aurait pas suffit. C’est en France que l’on imagine les Américains plus racistes qu’ils ne le sont. Ici en France un Obama, n’aurait aucune chance même d’arriver là où il en est ! Moi je tire mon chapeau au people américain qui à su passer en très peu de temps finalement à une ségrégation résistante et radicale à un candidat Noir se présentant avec les mêmes chances que n’importe qu’elle américain. Eh bien moi je dis même si Obama n’est pas élu, l’Amérique en sort une fois de plus grandi ! Il n’y a pas si longtemps encore dans ce pays personne n’aurait imaginé voir un Obama arriver jusque là dans une élection présidentielle, car c’est bien cela dont il s’agit : une élection présidentielle.