Palin ou Biden ? Jugez par vous même !
Jeudi 2 octobre, 21h (heure de Saint-Louis - Missouri), les deux candidats à la Vice-Présidence se sont affrontés : Joe Biden et Sarah Palin.
Le débat était très attendu, à la fois du côté républicain et du côté démocrate.
Voici les premières réactions de médias américains et français :
- “In debate, Republican ticket survives one test” - New York Times
- “A spirited debate between Biden and Palin” - San Francisco Chronicle
- “The VP debate : Srah the speedy” - Washington Post
- “No fatal slips as Biden, Palin tussle for the title of reformer” - Boston Globe
- “Palin a créé la surprise” - Le Figaro
- “Face à Biden, Palin évite les gaffes” - Libération
- “Débat des vice-présidents : Biden convainc la presse et les internautes” - Le Monde
- “Pas de KO lors du débat Palin/Biden” - Challenge
- “Joe Biden domine le débat, mention honorable pour Sarah Palin” - Le Point
Personnellement, Joe Biden est largement sorti gagnant et augure une politique bien plus réfléchi et sérieuse que Sarah Palin… mais je ne suis peut-être pas la personne la plus objective
Voici la retranscription du débat en français par le journal Le Monde

Sarah Palin, le crash test politique permanent.
Après plusieurs bouts d’interview catastrophiques avec Katie Couric de CBS News ces 15 derniers jours et alors que l’économie américaine et les marchés financiers, tout comme la campagne de McCain, touchaient le fond, Sarah Palin s’est donc mesurée à la montagne Joe Biden lors du débat des candidats à la Vice-présidence des Etats-Unis hier soir (http://www.realclearpolitics.com/articles/2008/10/the_vice_presidential_debate.html).
Les « expectations », comme le disent les états-majors de campagne, étaient tellement réduit à néant que Palin ne pouvait que paraître “plutôt meilleure/moins catastrophique que prévue” dans les sondages post-débat. Mais au delà de la forme, même s’il m’est difficile de ne pas être partisan, ce flot de mots appris par cœur depuis un mois par un coaching intensif des anciens conseillers de Bush, bourrés de stéréotypes-charabia populistes déversés par la colistière de McCain n’a pu cacher son immense manque de qualification pour le job. (amateurs de rigueur verbale et intellectuelle s’abstenir: “Joe Sixpack”, “hockey moms”, kid’s soccer game on Saturday, “drill baby drill” chant, maverick, “darn right it was the predator lenders”, “darn right we need tax relief for Americans so that jobs can be created here”, “Ah, say it ain’t so, Joe“, “Now, doggone it, let’s look ahead”, etc.).
Joe Biden au contraire a été précis, dur dans ses attaques, sans cependant cibler Palin directement et personnellement mais le haut du ticket GOP, son ami de 22 ans, John McCain : “John McCain has been dead wrong”, a-t-il martelé à plusieurs reprises notamment au sujet de l’Irak. Quelque part, le goût d’inachevé laissé au terme du débat présidentiel par la douceur et la retenue désormais légendaires de Barack Obama a été contrebalancé par les charges sévères et précises du Sénateur de Delaware hier soir.
Les propos de Palin étaient souvent vagues et générales voire hors sujet : quelques passages à vide, refus de répondre directement aux questions posées, changement de sujet pour revenir a un sujet plus familier, répété tel un perroquet, etc.
Mais revenons aux faits, au delà des mots et de la forme, qui reconnaissons-le, n’ont pas été fatals à Sarah Palin hier soir:
- Le débat était l’une des dernières grandes occasions télévisées pour le GOP de changer la donne en faisant de cette élection un referendum sur la personnalité d’Obama. Or ce débat est devenu un véritable crash test politique pour la gouverneure d’Alaska. Un test a double tranchant hypothéquant non seulement le sort de la campagne présidentielle à court terme mais aussi son propre avenir en tant qu’un éventuel leader du parti Républicain dans le cas d’une défaite de McCain. De ce point de vue, McCain et Palin n’ont pas pu saisir l’occasion. Ce débat n’a pas été un “game changing event” mais un débat sur la personnalité et les carences supposées ou réelles de Palin.
- Sur l’Irak, Palin a confirmé sans surprise la vision de McCain à savoir un retrait programmé est synonyme de défaite et que les Etats-Unis devront rester en Irak jusqu’à la victoire finale (malgré les demandes de Nouri Al-Maliki et les dernières décisions de l’administration Bush ???!!!)
o “Your plan is a white flag of surrender in Iraq“
o “We’re getting closer and closer to victory, and it would be a travesty if we quit now in Iraq“
- Sur le “surge”, ce bon vieil argument central à la candidature McCain depuis 2 ans, elle a martelé qu’il avait réussi sans préciser qu’à présent le surge est bien dernier nous et qu’il n’a abouti à aucun résultat politique (ce qui était pourtant l’objectif stratégique initial de ce plan). Elle n’a présenté aucune stratégie de sortie de guerre pour mettre fin à cette catastrophe.
- Sur l’Iran, elle a réutilisé les phrases alarmantes standard sans proposer la moindre démarche de résolution de crise. Par défaut, la seule option sérieuse pour le ticket Républicain semble bien être une nouvelle guerre sans fin (« bomb bomb bomb Iran »)
Il faut bien quelques jours de repos pour se désintoxiquer des propos de Palin ! Mais à force de se focaliser sur les carences de Palin, McCain perd un temps ultra précieux à 30 jours des élections et une énergie considérable (toute une équipe d’experts et de conseillers mobilisée pour éviter des faux pas). Hier, sa campagne a annoncé à Politico.com qu’elle se retirait de Michigan, un swing State qui, il y a quelques semaines, semblait pourtant à leur portée. L’expectative pré-débat a porté un préjudice énorme à la campagne McCain car la gestion de cette distraction (jargon Obama !) qu’est devenue Sarah Palin a fait perdre un temps considérable.
PS: L’éditorial du NYT assassine littéralement McCain pour avoir choisi Palin
In the end, the debate did not change the essential truth of Ms. Palin’s candidacy: Mr. McCain made a wildly irresponsible choice that shattered the image he created for himself as the honest, seasoned, experienced man of principle and judgment. It was either an act of incredible cynicism or appallingly bad judgment.
http://stoplepen.blog.lemonde.fr/
http://obamafrance.blogspot.com/
ctte femme est cynique avec son sourire rouge aux lèvres (famous red lip pig) digne des feux de l’amour avec tout le respect du aux millions de femmes et d ‘homme qui adorent cette série
tout simplement le D Day du 4 novembre ne peut pas être le 8534ème épisode d’une série qui détend les esprits, c’est plutôt desperate wife! ou Urgence: cette femme est folle!
on pourrait ressortir les dossiers “cold case” pour enquêter et crier gare aux electeurs.
on peut comprendre comme le dit Barack la colère de beaucoup d’américains tentés de se replier sur des valeurs d’un autre siècle face à ce monde fou qu’on ne comprend plus , cest ce que Palin tente de leur estorquer..
la victoire de McCain avec cette femme se serait un repli de l’amérique déjà sur un eposition affaiblie, ce serait le fiasco du vietnam… et qui sait une révolte de ceux qui n’ont plus rien à perdre… et un embrasement dans le monde face à la défaite de la démocratie.. une révolte des pays pauvres de l’afrique qui n’ont plus rien à perdre aujourd’hui un élan du terrorisme qu’une amérique faible repliée sur elle même n’arrétera plus une Russie mafieuse, une chine forte rayonante, les pays en voie de développement, Inde qui avalent l’économie: 1929 =>1939 ……. 2009 =>2019 ????
UNION UNION UNION UNION sauve notre planète ! Dieu nous envoie Barack, faisons lui honneur
régis MOuvement DEMocrate Yvelines
Sarah Palin et l’”Intelligent Design”: une contradiction dans les termes.
Il paraît que Sarah Palin n’aime pas Darwin. Pourtant, elle apporte (involontairement sans doute mais de façon éclatante) une confirmation éminente à la théorie de l’évolution.
En quelques phrases, en effet, Madame Palin commet l’exploit peu banal de nous ramener dans l’échelle de l’évolution bien avant les primates, opérant de façon magistrale et vertigineuse une involution (sorte étonnante de dés-évolution) qui nous (r)amène en un temps où tout langage et expression rationnels semblent un avenir et une possibilité aussi lointains qu ‘ improbables !
Elle claironnait il n’y a guère : “la campagne va être brutale”.
Comment pourrait-il en être autrement de quelqu’un dont les capacité argumentatives font, par comparaison, passer le moindre primate pour un puissant métaphysicien!
Madame Palin a raison, elle ne descend pas du singe: elle ne descend de Rien. Absolument rien!
Ce qui rend possible pour elle l’exploit peu commun d’être au-dessous de tout…