France for Barack Obama blog

Blog sur les élections américaines 2008 et la candidature de Barack Obama - Comité français de soutien à Barack Obama

Les défis qui attendent Barack Obama à la Maison-Blanche

L'auteur:

Barthélemy Courmont

Docteur en Science politique de l'Université Paris 7 (thèse sur l'utilisation de la bombe atomique à Hiroshima), il est titulaire du DESS Défense de l'Université Paris II (deuxième prix IHEDN 2001 dans la catégorie " mémoires DESS "), du diplôme troisième cycle " Stratégies et politique de défense " de l'Ecole de Hautes Etudes Internationales. En 1998-1999, il a suivi à l'Université Columbia de New York les enseignements de la School of International and Public Affairs (SIPA) en tant que visiting scholar. Chercheur spécialisé dans les questions nucléaires, la politique étrangère des Etats-Unis, les relations transatlantiques et les nouvelles menaces à l'IRIS. Il est par ailleurs chargé de cours à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, l'Université Paris XIII, et l'IPRIS. Il est chercheur associé à la Chaire Raoul Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'Université du Québec à Montréal, Canada.

 
En partenariat avec le site d’analyse et de débat contre-feux.com
______________
Avec le grand retour de l’économie dans la campagne présidentielle, Barack Obama prend ses distances avec John McCain, peut-être de manière décisive. En cas de victoire, l’euphorie sera cependant de courte durée tant les défis à relever sont importants.

L’enthousiasme des conventions passées, et “l’effet Sarah Palin” rapidement retombé, on voit désormais difficilement, sauf évènement majeur, ce qui pourrait empêcher le sénateur de l’Illinois de remporter la victoire le 4 novembre. Bill Clinton a même prédit une victoire haut la main pour le candidat démocrate. Un souhait partisan plus qu’une conviction profonde, sans doute, mais qui s’appuie malgré tout sur l’avance assez nette dont dispose Obama dans les Etats dits “clefs”, et sur la dynamique de campagne qui semble désormais le porter. Car, pour la moitié des électeurs au moins, c’est l’économie qui compte dans cette campagne, loin devant l’Irak, le terrorisme, ou la question du leadership, terrains sur lesquels McCain semble plus à l’aise.

 

Zoom sur l’économie

Quand l’Amérique fait face à une crise économique, le candidat démocrate a généralement l’avantage

Ce n’est pas une nouveauté, quand l’Amérique fait face à une crise économique et sociale, le candidat démocrate a généralement l’avantage. Cette tendance est d’autant plus marquée dans cette élection que Barack Obama en a fait, dès les Primaires, son principal objectif, tandis que John McCain avouait dans le même temps ne pas être un grand expert de l’économie, avant de commettre des erreurs de communication, comme quand il expliquait que la crise est “dans la tête des Américains”. Avec le discours sombre de George W. Bush du 24 septembre, de tels propos sont à nouveau mis en avant par ses détracteurs, et font bien sûr le jeu du camp démocrate, qui peut sans peine railler l’inexpérience du sénateur de l’Arizona sur ce qui constitue, à n’en pas douter, la priorité de la future administration.

 

Après le 4 novembre

On pourrait presque, dans ce contexte, se risquer à prévoir la victoire du candidat démocrate, à quelques semaines du scrutin. Mais l’essentiel n’est finalement pas là. Qu’Obama remporte l’élection le 4 novembre ou non, la future administration aura de grandes difficultés à inverser une tendance qui semble pousser irrémédiablement les Etats-Unis vers une crise profonde et longue, comme l’a évoqué Bush. Et si Obama remporte effectivement l’élection, il n’aura pas le temps de célébrer la victoire, tant la tâche est immense.

La future présidence américaine sera nécessairement celle d’un consensus national

Certains analystes évoquent même, à juste titre, une nécessaire nouvelle révolution américaine, après celles de Roosevelt et de Reagan. Une révolution économique et sociale, avec des mesures qui devront impliquer un soutien de l’ensemble de la classe politique. Fini donc le temps des luttes partisanes, fini les luttes de clans qui pourrirent la vie politique américaine ces dernières années : la future présidence américaine sera, par nécessité plus que par choix, celle d’un consensus national. Et Barack Obama semble incarner au mieux ce consensus.

 

Quels changements ?

Le candidat démocrate a fait du changement son principal slogan de campagne, et c’est incontestablement le qualificatif qui restera de cette élection. Mais les changements à venir devront être profonds. Car la crise de l’économie américaine n’est pas le simple résultat des deux mandats de George W. Bush. Elle est structurelle, et s’est lentement imposée depuis la fin de la Guerre froide, à l’exception notable de la parenthèse des années 90, et des illusions passagères de la nouvelle économie. Les chiffres du budget et de la balance commerciale ont atteint un niveau critique, mais plus grave, c’est l’évolution de la société américaine, avec la disparition de plus en plus marquée d’une classe moyenne, qui impose de profonds changements.

Au-delà des effets d’annonce, une présidence de Barack Obama devra proposer un véritable nouveau contrat pour l’Amérique, et des mesures rapides, sans quoi ses électeurs pourraient rapidement lui reprocher de les avoir trahi. Plus que face à une opposition en ordre serré (comme c’était le cas lors de la présidence de Bill Clinton), un président Obama devra rendre des comptes aux Américains. La révolution tant attendue est peut-être celle-ci. Mais avec quels résultats ?

 

La politique étrangère : priorité ou slogan ?

Sur la scène internationale, Barack Obama a promis d’offrir un meilleur visage de l’Amérique, et l’a encore rappelé à l’occasion du premier débat qui l’opposait à John McCain. Vœu pieu après huit ans de dégradation très nette de l’image de Washington à l’extérieur. Mais un vœu qu’il sera difficile de respecter rapidement, d’abord parce que les impératifs sont sur la scène intérieure, et ensuite parce que le changement, bien que nécessaire, ne pourra être trop précipité. Les admirateurs d’Obama à l’extérieur, notamment en Europe, pourraient ainsi se montrer déçus. Dès lors, ne nous y trompons pas, la possibilité d’une victoire de Barack Obama semble de plus en plus crédible, mais l’euphorie sera de courte durée. Car les attentes sont, plus que jamais, grandes, et les défis majeurs. A mesurer l’ampleur de la crise, et ses effets qui commencent à se faire sentir à l’extérieur, souhaitons-lui de réussir.

Share/Save/Bookmark

2 commentaires pour “Les défis qui attendent Barack Obama à la Maison-Blanche”

  1. je comprends tout à fait ce dioscours, oui ci barack est élu ce sera l’euphorie, oui ce sera hsitorique et oui l’euphorie retombera rapidement et heureusement disrais je pour regarder la vie en face avec ses réalités
    Ces réalités sont que que l’amérique comme tout pays conduit par ce capitalisme spéculatif a été détruit et il faut des sruhommes comme Brarack pour tendre un challenge WE VAN DO IT !
    Ce quik sera plus fort ce sera la raison celel d’une politique humaniste et de coeur celle de l’audace celle de l’union ce ne sera pas celle de lagauche comme en france qui a échoué car elle faisait miroiter des rêves aux français avec des méthodes démégogique pour regrouper la gauche rien que la gauche
    barack comme le mouvement démocrate en france veur regrouper l’union du peuple du pays et en prenant en compte les colères des démocrates et celles des républicains qui comme palin le clame démagogiquement , se regroupent derrière les républicains pour protéger ce qu’ils ont construit au cours de leur vie, tout ce que décrit Barack dans ‘for a more perfect union”
    Barack réussira à remttre l’amérqiue sur ses 2 jambes et réussira CAR IL AURA TOUT l’APPUI DE LA PLANETE DEMOCRATE
    nou sommes a un virage de l’humanité pour construire le 21 ème siècle!
    Régis MoDem

Trackbacks & Pingbacks

  1. France » Les défis qui attendent Barack Obama à la Maison-Blanche:

    [...] Les défis qui attendent Barack Obama à la Maison-BlancheAvec le grand retour de l’économie dans la campagne présidentielle, Barack Obama prend ses distances avec John McCain, peut-être de manière décisive. En cas de victoire, l’euphorie sera cependant de courte durée tant les défis à relever … [...]

    --octobre 3, 2008 @ 11:30

Laisser un commentaire

« Back to text comment

Blogroll